 Vincent TONNELIER, membre de la commission particuliËre du dÈbat public "Liaison Grenoble-Sisteron" | De juin ý octobre 2005, vous avez participÈ ý l'animation du dÈbat sur la liaison Grenoble-Sisteron, en quoi cela consiste ? La Commission Nationale du DÈbat Public est saisie sur les projets díamÈnagement importants. Elle est indÈpendante du pouvoir politique et confie líorganisation du dÈbat ý une commission particuliËre composÈe de 6 personnes de la sociÈtÈ civile, dont je faisais partie. Líobjectif níest pas de donner un avis sur le projet mais díen expliquer les enjeux au plus grand nombre. Nous avons organisÈ prËs de 24 rÈunions, diffusÈ 30 cahiers díacteurs, eu des milliers de connections internet, 1200 contributions particuliËres, des encartÈs dans la presse rÈgionaleÖ Quelles sont les caractÈristiques du dÈbat que vous souhaiteriez mettre en avant ? Nous avons respectÈ les principes du DÈbat public : ÈgalitÈ de droit ý la parole de tous, transparence des informations et leur libre circulation, chacun pouvant avoir accËs aux sources. Des questions se posent notamment sur la durÈe, la disponibilitÈ du dossier avant líouverture du dÈbat, la profusion de cahiers díacteurs, la difficultÈ de faire rÈaliser des contre-expertises, la non prise en charges des frais des associations partenaires de bÈnÈvolesÖ
La dÈcision ministÈrielle va ý l'encontre des grandes tendances qui se dÈgageaient du dÈbat, quel est votre sentiment face ý cela? Un consensus est apparu sur líurgence de faire quelque chose en tenant compte des prÈoccupations de dÈveloppement durable, avec des cošts acceptÈs par tous. Le Ministre a choisi la solution par líEst de Gap qui ne reflËte pas cela. Chacun se pose lÈgitimement la question : ý quoi peut servir un dÈbat public ? Est-ce le dÈbat public qui est ý remettre en cause ou líinaptitude des dÈcideurs ý accepter les conclusions díun dÈbat dÈmocratique ? La loi níoblige pas le gouvernement ý se conformer au rÈsultat du DÈbat Public mais on pourrait pour líavenir espÈrer que líart de gouverner se substitue ý une pratique de passage en force. |